ART URBAIN, GRAFFITI, STREET ART

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Art urbain, graffiti, street art : mais que se cache derrière toutes ces étiquettes ? Je n’écris pas cet article pour apporter une analyse scientifique ou une critique intellectuelle mais simplement pour donner quelques pistes et je l’espère vous donner l’envie d’en savoir davantage. La créativité trouvera toujours un moyen de s’exprimer, la partie ne fait que commencer et il n’y a aucune raison d’imaginer que ces modes d’expression puissent disparaître.

L’ART URBAIN

L’art au sein de l’espace public a toujours existé car l’homme a toujours peint sur les murs, il a toujours eu besoin de communiquer, de raconter son histoire. Il se retrouve sur nos temples, dans nos églises pour nous parler de religion. Il est au service de propagandes politiques comme en Russie ou au Mexique dans les années 30, il sert même les intérêts du capitalisme pour écouler les stocks de marchandises et il s’engage également sur le chemin de la contestation comme en témoignent les affiches de mai 68. Mais tous ces artistes, restent à de rares exceptions près, des personnes sortant d’écoles d’art. La révolution artistique arrivera de l’autre côté de l’Atlantique à la fin des années 60.

LE GRAFFITI

L’ Amérique est un pays au bord de la faillite, la pauvreté et les problèmes raciaux se généralisent. De ce terreau instable, naît le graffiti. Ce dernier va inonder le monde faisant de ce mouvement le premier mouvement d’art ayant une dimension mondiale. Une nouvelle forme d’art vient d’apparaître, elle est autodidacte et véritablement populaire. En quelques mois, des milliers d’adolescents commencent à recouvrir les murs de New York de leurs signatures. Pour se distinguer des autres, il faut désormais, faire preuve d’originalité et le tag se transforme peu à peu en graffiti. La bombe devient vite l’outil de prédilection des graffeurs et le graal étant bien entendu le métro qui propulsera le graffiti bien au-delà des quartiers populaires. Bien que que le graffiti n’a indéniablement pas bonne presse aux yeux du grand public, des élites artistiques et des politiques, il traverse l’Atlantique pour se retrouver en Europe. Au milieu des années 80, les graffitis s’imposent dans de nombreuses métropoles grâce aussi à la musique Hip-Hop qui fera découvrir le graffiti et au punk qui démocratisera le pochoir.

LE STREET ART

Face au durcissement des mesures de répression vis-à-vis des graffeurs, l’avènement d’Internet et des voyages low cost, les artistes vont peu à peu donner naissance à l’enfant sage du graffiti, le street art. Le street art utilise les codes du graffiti et de l’art urbain mais en proposant une très grande diversité de techniques et de supports. Désormais toutes les cultures se rencontrent et s’enrichissent mutuellement, le graffiti, l’illustration, la culture skate, le pochoir, … Le street art est désormais partout, dans la rue, les galeries, les musées, les festivals, la pub … Il perd forcément son aspect transgressif mais offre à tous ceux qui ne franchissent pas les portes des galeries, un accès à l’art. Désormais d’immenses fresques, des pochoirs, des collages, des sculptures, des installations envahissent la rue pour notre plus grand bonheur.

Par Dan23 – 25 février 2017
Date de publication

25/02/2017